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Présidence de la CENI: Pas toujours de consensus entre les confessions religieuses

Présidence de la CENI

Présidence de la CENI: Pas toujours de consensus entre les confessions religieuses

_*Les confessions religieuses ayant reçu la mission de choisir

le prochain président de la CENI commission nationale indépendante

n’ont pas  jusqu’ici trouver un consensus et les divergences se multiplient*_

Présidence de la CENI

La crise provoquée par l’absence de consensus entre les confessions chargées

de désigner le prochain président de la Commission électorale nationale indépendante

pose la question de leur poids au sein de la société. S’interroge Jeune Afrique.

Pour tenter de comprendre ces divergences,

notre rédaction a approcher un anlyste politique indépendant M Kabongo Freddy.

Voici son analyse :

“Jouissant d’une certaine notoriété et ne jouant malheureusement pas

leur role à  neutralité, les forces négatives coalisées ont décidé

de passer à la vitesse supérieure.

N’ayant, à ce jour, trouvé quelque faille constitutionnelle qui justifierait

une action contre le Chef de l’État,

elles ont résolu de réediter la triste aventure katangaise de 1992.

Et, chacun y va de sa partition. Déclaration inopportune

et tendancieuse de Nshole sur l’impératif d’une alternance politique en 2023;

refus de désignation de Denis Kadima à la tête de la CENI pour raisons,

disent-ils, d’accointances (tribales) avec le Chef de l’État;

montage grossier d’images d’une prétendue profanation

des églises catholiques à Mbuji-Mayi;

simulacre d’agression verbale et de vandalisme contre Fridolin Ambongo

et ses “biens”…Rien n’est laissé au hasard.

Présidence de la CENI Cardinal Ambongo

Nos prêtres n’y vont pas par le dos de la cuillère.

Ils ont décidé de jouer le tout pour le tout…au grand jour.

Seulement, voyez-vous, il n’y a pas de mensonge parfait.

Donatien Nshole vient tout simplement se couvrir

de ridicule par des déclarations à l’emporte-pièce,

sans soubassement logique à la mesure de son “haut” rang.

Profitant de la controverse soulevée par la proposition de loi Nsingi/Tshani et,

se joignant à leur mentor, Ensemble pour le changement,

par la bouche de son président, Moïse Katumbi,

saute dans la mare et condamne sans autre forme de procès

des actes répréhensifs de cette prétendue barbarie de Mbuji-Mayi dont,

du reste, il ne détient aucune preuve matérielle.

Présidence de la CENI

Plus le mensonge est grand, plus il y a des gens pour y croire.

Cette pratique rétrograde de manipulation

des masses ne produit plus les résultats escomptés,

si ce n’est auprès de certains esprits étriqués,

les réseaux sociaux ayant offert une impressionnante 

panoplie de sources d’informations en temps réel.

Ainsi, verra-t-on aux côtés de Moïse Katumbi et son Ensemble,

s’activer une certaine frange de Katangais,

viscéralement hostiles aux ressortissants du Kasaï.

Dans le même régistre mais sur un autre échiquier géographique,

sans la moindre gêne, José Makila rallume la fibre tribale

par des raccordements frauduleux,

associant malicieusement la parodie de sit

in à la résidence de Fridolin Ambongo aux Luba qu’il n’ose citer nommément.

La politique d’encerclement. Le décor est entrain d’être planté

pour le remake du scenario katangais de 1992.

Mettre de la pression sur les Baluba dans l’espoir

d’une réaction du Chef de l’État avec, en toile de fond,

la recherche d’un dialogue.

On verra donc les pyromanes d’aujourd’hui se lever

pour appeler les leurs à la tolérance et a prêcher l’unité nationale

alors que le mal aura déjà été fait. En refusant conjointement

d’envoyer leurs délégués respectifs à la CENI, Lamuka, FCC, Ensemble

et la CENCO viennent d’officialiser l’existence de ce front auquel

Félix Tshisekedi aura à faire face en 2023.

Les ennemis du Congo, extérnes comme internes, ne lésinent pas sur les moyens.

Félix Tshisekedi est une entrave à la réalisation de leurs lugubres desseins.

Il est l’homme à abattre…par tous les moyens.

Prions le Ciel pour que cette coupe passe sans que nous n’ayons à la boire.

Cette situation est à prendre au sérieux. Que Dieu prenne la RDC en pitié”

Signalons que dans leurs dernieres sorties médiatiques ,

les chefs des confessions religieuses d’auto acuse dans le blocage,

d’un côté l’église catholique et l’ECC qui accusent d’autres confessions religieuses

des corrompus pour voter kadima ( candidat de l’église kimbaguiste ) 

et de l’autre  le 6  confessions  religieuses qui accusent l’église catholique

et son allié ECC de vouloir déstabiliser le pays par le tribalisme.

Dans une conférence de presse tenu ce 3 Août, le pasteur Dodo Kamba,

porte-parole de cette partie majoritaire des membres de la plateforme

des confessions religieuses, a notamment contesté les affirmations reconnaissant

aux seuls président et vice-président de leur plateforme les prérogatives

de convoquer la plénière ou déposer le Procès verbal (PV) de désignation

des membres délégués à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

« Notre charte n’établit nullement que c’est tel ou tel qui doit déposer

le procès verbal sous peine d’irrecevabilité…

D’ailleurs, pour votre information, ce n’est ni le président,

ni le vice-président ni encore le secrétaire général qui est allé déposé

le rapport de notre dernière réunion (du 30 juillet ndlr) ! …

C’est l’un des techniciens, figurez-vous », a-t-il précisé .

Tout en rassurant qu’ils demeurent unis au sein de leur plateforme,

l’évêque des églises Betsaida affirme que la majorité de membres peuvent convoquer

une plénière ou décider du dépôt du procès verbal qui en résulte.

« Notre charte à son article 16 alinéa 2 prévoit

que notre plénière est convoquée par le président,

en cas d’empêchement, par le vice-président ou la majorité des membres…

Alors ma question est celle-ci, si la majorité qui convoque une plénière

et ces membres prennent une décision,

qui devrait signer cette décision ?  » s’est-il interrogé.

Dodo Kamba rappelle également que si la charte établit

le siège de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO),

cette même charte prévoit que ce siège peut être transféré sur décision des membres

et non sur décision du président ou du vice-président.

Par ailleurs, le délais qui leur avait été donné par l’assemblée nationale a déjà expiré ,

notre rédaction suit la situation de près et vous reviendra

dans les prochaines heures pour d’autres détails.

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Ashton Shane ILUNGA